C’était où ? C’était quand ?
et La Conserverie

Cette structure associative définit un point de vue, un point d’écoute, un point de rencontre dédié à la photographie dite de famille. À cette image qui appartient à chacun de nous.

Celle, qui comme un vieux pull aimé et déformé par les années, a grandi avec nous. Cette image qui délie la langue des émotions. Celle qui, parce que populaire, porte en elle les attributs complexes de notre histoire collective. Ces photographies qui nous dépassent un peu dans ce qu’elles veulent bien dire, montrer, souligner, dessiner.

Celles qui, comme le souligne Michel Frizot, débordent d’elles-même. Elles font écho à notre imaginaire collectif. Avec elles, reste entre-ouvert l’accès à la mémoire des sentiments. Ici, on s’invite à cette table d’anniversaire, à cette descente de luge, à ce mariage. Là, au milieu de la table du dimanche, pour en humer les odeurs.

L’album de photographies de famille ne donne pas de leçon, ne regarde pas de trop loin, ne juge pas. Les protagonistes sont les deux pieds dans leur présent sans soucis de la page suivante et de leur futur. L’album est là, posé sur une étagère, au fond d’un carton.

Ouvert ou fermé.
Sans intérêt pour le fait d’être déjà dans le passé.

Anne Delrez

Toutes nos expositions, ateliers, appel à participation, éditions et autres activités prochainement consultables en ligne. En attendant, vous pouvez télécharger notre dossier 2018 ici.


C’était où ? C’était quand ?
and La Conserverie

This associative structure defines a point of view, a listening point and offers a meeting place dedicated to the so called family photo. To that picture which belongs to every one of us.

The one that grew up with us like an old cherished jumper misshapen through the years. That picture which frees the emotions language. That very picture — because being popular — bears the complex attributes of our collective history. These pictures quite overcome us with what they are ready to say, show, point out or sketch.

According to Michel Frizot, they go beyond their own frame. They echo our collective imagination. Thanks to them, the door to the memory of our feelings remains half-open. Here, we invite ourselves to this birthday party, this sledge ride or this wedding. There, sitting down for Sunday lunch, breathing in the smells of it.

The family photo album doesn’t teach any lesson, doesn’t look from above nor judge. The protagonists have both feet in their present, regardless of the following page or their future. The album is here, lying on a shelf or at the bottom of a box.

Open or closed.
With no interest for already belonging to the past.

Anne Delrez